le colorant alimentaire

colorants

Dans la série ne mangeons pas n’importe quoi, je voulais faire un focus sur un type d’additif particulier : le colorant alimentaire. Parmi les additifs il ne s’agit pas d’une classe anodine. Il s’agit d’un type d’additif à surveiller particulièrement.

c’est la dose qui fait le poison

Avec toutes ces émissions culinaires avec des plats qui brillent de milles feus, on peut être tenté d’ajouter des colorants à un plat ou une pâtisserie pour lui donner du peps ou épater les amis. Par exemple pour réaliser des macarons avec toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Le danger d’utiliser des colorants, c’est d’avoir la main lourde, ils sont quasiment tous toxiques à partir d’une certaine dose. Le problème c’est que sur les paquets il y a très peu d’information sur la dose recommandée.

Comme le disait Paracelse, médecin, astrologue et alchimiste suisse du 16e siècle : « Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison »

L’autre souci c’est aussi que les modèles qui évaluent la toxicité sont basés sur un corps humain adulte, si vous prenez un enfant le rapport entre la dose toxique et son poids est plus élevé. Autrement dit un enfant atteint une dose toxique plus rapidement qu’un adulte, car il est moins grand et moins lourd. Malheureusement la plupart des produits manufacturés qui contiennent des colorants ciblent spécifiquement les enfants.

Un exemple les colorants contenus dans les M&M’s et leurs effets supposés

Non, les M&M’s ne sont pas paléo, pour ceux qui se poseraient la question. La réponse est évidente, mais je préférai le dire, on ne sait jamais. Je les utilise à des fins de démonstration.

  • E100 – Curcumine

Utilisé pour la couleur jaune, assez banal dérivé du curcuma. Pas d’effets nocifs répertoriés.

  • E120 – Acide carminique

Utilisé pour la couleur rouge, risque l’on peut qualifié de modéré : allergie au carmin, soupçonné de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. Ce colorant est extrait d’un insecte qui s’appelle la cochenille.

  • E133 – Bleu brillant FCF

Utilisé pour la couleur bleu, il s’agit d’un colorant de synthèse. Il est associé à
risques modérés d’allergie et d’hyperactivité, il est préférable d’éviter sa consommation, en particulier chez les enfants et les personnes asthmatiques. Il est également soupçonné de causer de l’hyperactivité chez les enfants.

  • E160a – Bêta-carotène

Utilisé pour la couleur orange, il s’agit d’un colorant « naturel » si je peux m’exprimer ainsi, il est extrait de divers légumes, d’algues ou même d’huile de palme, mais il peut également être produit par le génie chimique ou génétique. Bref, l’origine exacte n’est pas identifiable en général.

  • E160e – Apocaroténal 8′

Utilisé pour la couleur orange, colorant d’origine végétale ou produit du génie génétique, soupçonné de risques allergiques.

  • E171 – Oxyde de titane

Utilisé pour la couleur blanche, il s’agit d’un colorant minéral. Il est soupçonné d’être cancérigène

Le projet « Open Food Facts »

Pour vous aider à lire les étiquettes, vous pouvez utiliser ce site que j’ai découvert récemment. Il s’agit d’une plateforme collaborative de listes d’ingrédients de produits courants. L’originalité c’est les internautes fournissent eux-mêmes les données. Ainsi pour ceux qui n’ont pas le temps de lire les étiquettes en magasin pour faire les bons choix, ils peuvent le faire depuis chez eux tranquillement.

http://fr.openfoodfacts.org/

Expérience à reproduire chez soi (réalisée sans trucage)

J’ai produit cette vidéo pour faire réfléchir à deux fois avant d’absorber des colorants alimentaires.
Pour la démonstration, voir la vidéo ci-dessous.

By | 2016-10-19T20:28:26+00:00 juin 11th, 2014|Nutrition|2 Comments

2 Comments

  1. laurent 11 juin 2014 at 17:53

    En bon scientifique je n’arrive pas à comprendre ce que cette vidéo démontre, je dois être obtus mais non vraiment, ça me laisse de marbre ce genre de « démonstration »
    On voit donc que le colorant s’en va, parce que ce que tu appelles la sous couche en s’hydratant ne joue plus de rôle de sous couche en présence d’eau, on voit justement que ça ne diffuse pas mais que ça précipite, l’intensité de la couleur du coup ne peut quasiment donner aucune idée de la vraie quantité de colorant utilisée, il semble que ces colorant ne sont pas vraiment hydrosolubles, so what ?

  2. Jean-Lou 29 juin 2014 at 16:39

    Bonjour Laurent,

    Les explications sont plutôt dans l’article que dans la vidéo, mais je pense que vous apportez vous-même la réponse à votre question : « aucune idée de la vraie quantité de colorant utilisée ». Et c’est bien le problème le consommateur ne peut pas savoir combien de colorant il ingère exactement. La plupart des colorants ont une dose à laquelle ils sont toxiques. Mais avec les indications qui vous sont données impossible de savoir quand vous franchissez la limite.
    S’ajoutent deux effets bien connus en toxicologie : l’effet cocktail (mélange des différents ingrédients qui peut augmenter la toxicité), effet à petites doses (effet de la consommation d’une substance en petite dose sur le long terme).

    Pour le dire autrement, difficile de prévoir les conséquences de la consommation de produits avec des colorants alimentaires sur le long terme.

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