En hiver, un check-up de vos niveaux de vitamine D s’impose

Vitamine D3

Il y a quelques jours j’ai fait des tests sanguins pour vérifier plusieurs paramètres physiologiques.  Les résultats sont tombés, j’ai un niveau insuffisant en vitamine D (voir ci-dessous)
Pour vérifier la vitamine D, on mesure le taux de 25-hydroxyvitamine D, c’est la forme libre de la vitamine quand elle circule dans le sang.

Je ne suis pas le seul dans ce cas, beaucoup de personnes sont carencées et particulièrement en hiver, car nous synthétisons la vitamine D dans notre peau avec l’aide des ultraviolets . Comme en hiver nous nous couvrons plus et que l’ensoleillement est plus réduit, notre peau à moins l’occasion de fabriquer la vitamine D. Cette situation est plus sévère plus on monte dans les latitudes car les rayons solaires se font rares plus on s’approche du pôle Nord.

D’où vient notre stock de vitamine D

Les sources sont soit exogènes, c’est-à-dire à l’extérieur de notre corps. Nous absorbons cette vitamine D par les aliments.  Soit endogènes celles que nous fabriquons nous même dans notre corps au niveau de la peau avec les rayons ultraviolets (UVB).  La vitamine D étant liposoluble, elle est stockée dans les graisses.

Les conséquences d’une carence

Une carence en vitamine D provoque une faiblesse et des douleurs musculaires ou de la fatigue et à un stade plus avancé, une ostéomalacie (douleurs osseuses et fatigue musculaire) chez l’adulte et un rachitisme chez l’enfant. La carence en vitamine D augmente également le risque de fracture.

La vitamine D une super-vitamine
Aujourd’hui la recherche démontre que la vitamine D est impliquée dans de plus en plus de mécanismes biologiques. Elle n’a été découverte qu’en 1922 et on ne connaît pas encore toutes les fonctions de cette vitamine dans le corps humain. D’ailleurs le nom de vitamine n’est pas très adapté, il s’agit plutôt d’une pré-hormone puisqu’elle est le substrat d’une forme active « d’hormone-vitamine » le calcitrol.

La vitamine D est critique dans (1) :

– l’absorption du calcium et du phosphore par les intestins, ainsi que dans leur réabsorption par les reins
– le métabolisme des graisses
– la prévention du cancer (croissance des cellules et apoptose)
– régulation et la normalisation de la réponse immunitaire dans les maladies auto-immunes
– la fertilité
– la résistance à l’insuline
– le diabète de types 1 et 2
– les maladies cardiovasculaires
– la réponse anti-inflammatoire

Les personnes plus à risques (2)

Les principaux groupes à risques sont les suivants :
– Les personnes âgées séjournant en institution et les personnes très âgées en général.
– Les personnes souffrant d’un excès de poids (ladite vitamine D est stockée dans les graisses). Les personnes obèses pourraient avoir besoin de deux à trois fois plus de vitamine D que les autres.
– Les personnes à peau foncée ou noire.
– Les enfants nourris au sein, si la mère ne prend pas un supplément approprié.
– Les personnes peu exposées au soleil.
– Pendant l’automne et l’hiver, toute personne vivant dans des latitudes élevées, supérieures à 42°, car les UVB responsables de la synthèse de la vitamine D y sont plus faibles.
Pour la France, la lattutude 42° passe au niveau de la Corse, ce qui veut dire que quasiment tous les français sont concernés.

Conclusion

Si vous avez un doute ou si vous faites partis des populations à risques, vérifiez vos taux chez votre médecin et supplémentez en vitamine D si nécessaire. Si vous supplémentez en vitamine D assurez-vous de prendre un supplément à base de vitamine D3 : la seule forme intéressante, car elle est mieux métabolisée par le corps humain. En effet la vitamine D existe sous deux formes : la D2 (ergocalciférol) d’origine végétale et la D3 (cholécalciférol) d’origine animale.

Sources
(1) The Paleo Diet – Robb Wolf
(2) Wikipédia

By | 2016-10-19T20:28:32+00:00 février 7th, 2012|Nutrition|2 Comments

2 Comments

  1. […] hiver j’écrivais un article sur la vitamine D après un bilan sanguin (voir ici). Les résultats montraient un déficit de vitamine D, pas étonnant en hiver la synthèse de […]

  2. […] Sur la base du tableau précédent, on observe qu’un régime paléo couvre largement les AJR et même au delà, sauf pour la vitamine D. Il très difficile d’avoir la quantité suffisante de vitamine D par voie alimentaire, quasiment toutes les populations qui habitent au dessus de la Corse dans l’hémisphère Nord sont déficitaires. Ce déficit se corrige facilement par une exposition solaire adéquate J’ai déjà écrit plusieurs articles sur ce point (voir ici). […]

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